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COMMUNIQUÉ DE PRESSE le 1er octobre 2012

Faune sauvage et route, le travail de "STOP IMPACT !"

lundi 1er octobre 2012, par Sabine Matraire

70 000 dossiers « collisions » avec la grande faune ont été déposés auprès du fonds de garantie en 2010, mais on estime à 100 000 le nombre total de collisions ; quant aux collisions impliquant des
mammifères de taille inférieure (écureuils, hérissons, blaireaux…), n’occasionnant généralement pas de dégâts, elles ne sont pas comptabilisées. De même, les amphibiens, les reptiles, les chauves souris,les oiseaux et les insectes payent un lourd tribut à notre mode de transport favori.


Voir en ligne : Groupe d’Etudes Ornithologiques Béarnais

Pau, le 1er octobre 2012


Groupe d’Etudes Ornithologiques Béarnais
HEGALALDIA
SEPANSO Pyrénées-Atlantiques

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Faune sauvage et route, le travail de "STOP IMPACT !"

70 000 dossiers « collisions » avec la grande faune ont été déposés auprès du fonds de garantie en 2010, mais on estime à 100 000 le nombre total de collisions ; quant aux collisions impliquant des
mammifères de taille inférieure (écureuils, hérissons, blaireaux…), n’occasionnant généralement pas de dégâts, elles ne sont pas comptabilisées. De même, les amphibiens, les reptiles, les chauves souris,les oiseaux et les insectes payent un lourd tribut à notre mode de transport favori.

Aujourd’hui la France comporte plus d’un million de kilomètres de routes, soit 1,5 % du territoire national pris sur les espaces agricoles et naturels ; et lors des vingt dernières années la circulation routière s’est accrue de 35 % (source : commissariat général au développement durable 2012). Soit une emprise et un trafic en constante augmentation qui ne sont pas sans conséquence sur la faune sauvage.

Face à cet état des lieux, trois associations de protection de la nature des Pyrénées-Atlantiques (le GEOB, HEGALALDIA et la SEPANSO 64) s’unissent dans un projet ambitieux et utile de sauvegarde de la faune dans le département.

Intitulé “STOP IMPACT ! Collision routière et faune sauvage”, il a pour but de recenser les secteurs routiers les plus meurtriers pour les animaux, de sensibiliser les usagers de la route ainsi que les élus, et de parvenir à la réalisation d’aménagements déjà éprouvés avec succès dans d’autres régions de France.

Les aménagements les plus connus et les plus efficaces sont les passages à faune. Ils permettent aux animaux de traverser sans encombre une zone à risque (route, voie ferrée). Ceux pour les amphibiens sont de petites canalisations sous les routes ; pour les mammifères terrestres ils se présentent sous forme de passerelles végétalisées ou de tunnels. Les écureuils eux, affectionnent un câble tendu au dessus de la chaussée.
Mais il existe également d’autres moyens, incitant simplement à ralentir “au bon moment”, tel un panneau détecteur qui alerte l’automobiliste par un signal lumineux lorsqu’un animal se présente.

En résumé, l’objectif est de rétablir des communications sûres pour la faune dans des espaces naturels morcelés par des obstacles divers (lotissements, zones industrielles, rails, routes, clôtures). Pour les animaux les routes sont des murs, les corridors biologiques des portes ouvertes.

Se préoccuper du maintien de la biodiversité et lui permettre de se mouvoir sans encombre, c’est aussi l’affaire de chacun. « STOP IMPACT ! » invite les municipalités et les propriétaires de jardins à
« décloisonner les espaces verts », par exemple en ouvrant des passages de 10 cm de haut sur 10 cm de large à la base des clôtures, cela permet à la petite faune locale, tel le hérisson, de ne pas se
retrouver isolé sans possibilité de rencontrer un partenaire pour se reproduire. Un geste simple mais ô combien efficace pour maintenir la faune en milieu urbain, qui donnera l’occasion aux enfants de s’émerveiller et aux jardiniers de conserver leurs précieux auxiliaires.

« STOP IMPACT ! » cartographie les corridors biologiques et les points noirs, effectue des comptages lors des migrations des amphibiens, gère une banque de données des espèces tuées sur les routes des Pyrénées-Atlantiques et fait appel à toutes les bonnes volontés qui souhaitent l’alimenter en communiquant leurs observations.

Un livret d’information à l’attention des usagers de la route et des élus ; une exposition, une miniconférence et un dossier en ligne sur le site de chaque association font également partie des multiples supports créés.

Après une analyse approfondie de la situation, des solutions adaptées seront proposées aux collectivités locales.


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