Maison de la Nature et de l'Environnement de Pau

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Pétition destinée à François Hollande

Pour une Politique Agricole Commune (PAC) soucieuse de la nature et des Hommes

URGENT-avant le 21 novembre 2012

jeudi 1er novembre 2012, par Sabine Matraire

Quelle politique agricole commune voulons-nous ?
Monsieur le président, ne signez pas un chèque en blanc pour la PAC !


Voir en ligne : LPO

Chers adhérents, chers amis

Le prochain Sommet européen des 21 et 22 novembre sera déterminant pour la Politique Agricole Commune (PAC). Les chefs d’État et de gouvernement vont en effet adopter le budget européen.

La PAC utilise plus de 40% de ce budget, et si nous reconnaissons volontiers que cette politique a permis à l’Europe d’être auto-suffisante pour son alimentation, nous constatons aussi que ceci s’est fait au détriment de la nature, de la biodiversité, de l’eau et des sols. En 40 ans, vous le savez, la biodiversité a régressé partout dans le monde, et singulièrement dans les espaces agricoles.

Il est temps que cela change ! L’argent public doit soutenir une politique agricole durable, et respectueuse de la nature et des ressources naturelles.

Aidez-nous, aidez-vous !

Signez et faites signer la pétition destinée à François Hollande avant le 21 novembre !

Mise à jour du 23 novembre 2012 : Communiqué LPO

Conseil Européen : la pétition LPO pour le verdissement de la PAC recueille plus de 14 000 signatures

Le lundi 19 novembre, la LPO a adressé au président de la République les 14 267 signatures recueillies en moins d’un mois par sa pétition pour une Politique Agricole Commune (PAC) soucieuse de la nature et de l’être humain. A la veille du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement les 22 et 23 novembre, l’association espère ainsi faire entendre la voix des citoyens dans le débat européen.

Pour une Politique Agricole Commune respectueuse de la nature et des HommesDans cette période d’austérité, il est essentiel que les milliards d’euros du budget européen apportent une réelle contribution au mieux-être des peuples. Lors du Sommet Européen des 22 et 23 novembre prochain, il est impératif de protéger et renforcer les dépenses qui contribuent à l’intérêt général, comme celles du Fonds de Développement Rural, qui aident les agriculteurs à protéger la nature, adapter leurs exploitations et dynamiser l’économie rurale.

Les coupes budgétaires devraient concerner les budgets qui ne procurent pas de bénéfices aux populations, comme les paiements directs de la PAC, qui n’exigent aujourd’hui presque rien des agriculteurs en retour des aides consenties, et favorisent une agriculture intensive, peu soucieuse de la nature et de la santé humaine. Le budget européen doit créer une croissance durable, à travers un soutien aux emplois verts. Il doit aussi aider à lutter contre le changement climatique en soutenant la transition vers une économie sobre en carbone.

Pour engager l’Europe dans une économie durable et prospère, le Conseil Européen devrait notamment soutenir :

une Politique Agricole Commune durable : 50% des fonds du Développement Rural (pilier 2) devraient être consacrés à l’environnement et 30% des paiements directs (pilier 1) devraient soutenir un verdissement significatif des pratiques agricoles ;
une politique de cohésion au service des transitions écologiques et énergétiques, dont 20% pour créer des incitations concrètes aux investissements dans une économie sobre en carbone et innovante ;
une augmentation du budget LIFE pour qu’il atteigne 1% du budget de l’UE ;
une politique extérieure qui permette à l’UE de respecter ses engagements internationaux en faveur de la biodiversité, du climat et du développement.

En espérant que le message soit entendu !

Mise à jour du 23 novembre 2012 : communiqué LPO/FNE/Humanité et Biodiversité

Projet de loi de finances (PLF) : l’écologie ce sera pour plus tard...

Les députés ont voté en première lecture, mardi 20 novembre, un projet de budget 2013 ne comportant aucune ambition en matière de fiscalité écologique, contrairement aux engagements qu’avait pris le Gouvernement.

PLF 2013-2017Le Premier Ministre, lors de la clôture de la conférence environnementale le 15 septembre dernier, avait annoncé que la mise en place d’une fiscalité écologique constituait un des cinq chantiers prioritaires pour le Gouvernement. Ce chantier devait être engagé « sans tarder », la France se situant en 2010 à l’avant-dernière place des pays de l’Union européenne pour ce qui concerne la place de la fiscalité environnementale dans le PIB.

Malgré cet engagement, la fiscalité écologique est la grande absente du projet de budget 2013. Que reste-t-il de l’ambition du Gouvernement en la matière ?

L’État se prive de ressources nouvelles

A défaut de prévoir de nouveaux instruments de fiscalité écologique, le projet de loi de finances aurait pu, à minima, comprendre des mesures de révision des niches fiscales nuisibles à l’environnement. En période de restriction budgétaire, comment le Gouvernement peut-il justifier de fermer le débat sur une remise en cause des subventions à la pollution ? A titre d’exemple, alors que le diesel est reconnu comme cancérogène avéré par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le maintien de sa détaxation par rapport à l’essence devient ubuesque. Quant à l’exonération totale de taxe sur le kérosène (qui coûte 1,3 milliards d’euros au budget de l’Etat) dont bénéficient les compagnies aériennes, où est passé le combat porté pendant des années par les Socialistes pour la supprimer ou au moins la réduire au nom de la lutte contre le réchauffement climatique ? De même enfin, à l’heure où un rapport du Conseil d’analyse stratégique pointe les financements néfastes à la biodiversité, aucune mesure ne se propose de les réduire substantiellement.

La transition écologique comme outil de relance, c’est maintenu ?

Avec ce projet de loi de finances très décevant, c’est à nouveau l’ambition environnementale du Gouvernement qui est questionnée. Pourtant, M. Ayrault reconnaissait lui-même, le 15 septembre, qu’il est possible de mettre en place une fiscalité écologique « qui favorise l’innovation et la croissance économique et qui améliore aussi la compétitivité de nos entreprises et qui garantisse le financement de notre protection sociale ». Pour France Nature Environnement, la Ligue pour la Protection des Oiseaux et Humanité et Biodiversité, c’est encore une fois la preuve que la frilosité du Gouvernement est récurrente sur les questions éologiques, comme si la rigueur pouvait tout résoudre sans compter sur la relance que la transition écologique constituera immanquablement si elle est soutenue dès le début du mandat.


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