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Néonicotinoïdes : le poison extrême qui ravage nos campagnes

dimanche 25 janvier 2015, par Sabine Matraire

Les molécules chimiques du groupe des néonicotinoïdes opèrent des ravages dans nos campagnes.

Nous vous livrons les conclusions de l’Evaluation Intégrée Mondiale sur les risques des néonicotinoïdes et du fipronil pour la diversité et le fonctionnement des écosystèmes.


Conclusion générale

La littérature existante montre clairement aujourd’hui que le niveau de pollution par les néonicotinoïdes et le fipronil, résultant des seuls usages autorisés, dépasse souvent les plus faibles concentrations pour lesquelles un effet nocif est observé pour un large éventail d’espèces non-cibles et qu’ils sont donc susceptibles d’avoir une large gamme d’incidences biologiques et écologiques négatives.

La combinaison de leur utilisation prophylactique, de leur persistance, de leur mobilité, de leurs propriétés systémiques et de leur toxicité chronique, permet de prévoir des impacts considérables sur la biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes.

L’ensemble des preuves examinées indique que l’échelle actuelle d’utilisation des néonicotinoïdes et du fipronil n’est pas une approche de gestion de la lutte antiparasitaire durable et qu’elle compromet les actions de nombreuses parties prenantes dans le maintien et le soutien de la biodiversité, et par suite, des fonctions et les services écologiques rendus par divers organismes.

Dans les milieux agricoles modernes, il est de plus en plus clair que les traitements insecticides néonicotinoïdes et fipronil – en incluant les applications prophylactiques - sont incompatibles avec l’état d’esprit qui a conduit à l’élaboration des principes de gestion intégrée des ravageurs (IPM) (Integrated Pest Management). Bien que les approches de lutte intégrée ont toujours inclu des outils insecticides, il existe d’autres approches qui peuvent être efficacement intégrées avec l’IPM, en attribuant aux produits chimiques la position de dernier recours dans la chaîne des options préférentielles qui doivent être appliquées en premier lieu. La pratique actuelle de traitement des semences est à l’opposé : elle applique le traitement chimique en première intention.

En raison des propriétés de persistance et de systémie du fipronil et des néonicotinoïdes, de leurs effets qui en découlent et de la charge environnementale qui en résulte, ces composés sont incompatibles avec la gestion intégrée des ravageurs (IPM).

A lire, conclusions de l’Evaluation Intégrée Mondiale sur les risques des néonicotinoïdes et du fipronil pour la diversité et le fonctionnement des écosystèmes :

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