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PETITION Pour une étude épidémiologique sur le Bassin de Lacq (64)

samedi 3 octobre 2015, par Sabine Matraire

Face à une surmortalité chez les moins de 65 ans autour du bassin de Lacq relevée par la Cour des comptes, La SEPANSO Pyrénées-Atlantiques demande une étude épidémiologique indépendante et portée à la connaissance de tous sur le Bassin de Lacq (64).

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Le Bassin de Lacq est le troisième pôle chimique en France. A l’origine lié à l’exploitation du gisement de gaz naturel et à la valorisation chimique de cette ressource, sa reconversion est axée sur le développement de la chimie fine et des nouveaux matériaux. Pas moins de 20 installations classées SEVESO, dont 14 classées SEVESO Seuil Haut, sont réparties sur plusieurs pôles (Mont, Lacq, Pardies et Mourenx).

Si l’emploi et la précarité restent des préoccupations bien réelles sur ce bassin, les travailleurs et riverains s’interrogent vraiment sur les conséquences sanitaires des activités qui se déroulent dans cette zone, d’autant qu’actuellement, d’importants problèmes d’émissions de fumées irritantes (ayant entrainé des dépôts de plaintes) se posent cruellement sur le site.

En 2002, une étude a été faite sur une période de 30 ans (1968 à 1998) par l’Institut de Santé Publique d’Epidémiologie et de Développement de Bordeaux (ISPED). Dans son référé du printemps dernier la Cour des comptes relevait deux points essentiels : « une surmortalité de 14% chez les moins de 65 ans dans la zone la plus proche des installations industrielles » et «  une surmortalité par cancer sur la période de 1991 à 1998 chez les moins de 65 ans de 39% par rapport à la zone témoin la plus éloignée ».

Cette étude concernant 22 723 habitants n’a été connue que de quelques initiés qui n’ont pas jugé utile de l’approfondir ni d’informer la population, alors que l’Institut de Santé Publique d’Epidémiologie puis l’Institut national de Veille Sanitaire et la Cour des comptes préconisaient une étude épidémiologique complémentaire.

Au lieu de prolonger et d’approfondir l’étude faite en 2002, l’Etat et les industriels ont préféré commanditer une Evaluation de Risques Sanitaires de zone auprès d’un bureau d’études. Achevée en 2007 et révisée en 2013, celle-ci n’étudie que quelques substances, sur les 140 auxquelles la population est exposée.
Le risque global n’est pas pris en compte (maladies et décès supplémentaires liés à l’ensemble des rejets de Lacq), les effets cocktails (combinaison des effets de plusieurs substances) ne sont pas étudiés, l’impact sanitaire sur le long terme n’est pas mesuré : cette évaluation n’est donc pas une étude épidémiologique. Elle ne répond pas aux questions légitimes que se pose la population :

- Y-a-t-il aggravation de la situation depuis l’étude de 2002 ?
- Quelles sont les conséquences sanitaires d’un effet cocktail des divers produits présents sur la zone ?
- Quelles sont les conséquences sanitaires des nouvelles substances et activités présentes sur le bassin de Lacq ?

C’est pourquoi nous demandons d’urgence une étude épidémiologique indépendante et portée à la connaissance de tous !

Aidez-nous à obtenir cette étude en signant et en partageant notre pétition.

Merci d’avance de votre soutien.

SEPANSO 64

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