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Pollution de notre campagne béarnaise au Round-Up (Glyphosate)

CP SEPANSO Pyrénées-Atlantiques, 26 avril 2016

vendredi 6 mai 2016, par Sabine Matraire

Fin mars s’est déroulée la semaine nationale et internationale des alternatives aux pesticides. Paradoxalement c’est à la même période que nous avons constaté la recrudescence de champs traités au glyphosate, herbicide reconnu cancérogène et pourtant autorisé par la commission européenne. Alors qu’il est demandé aux jardiniers et aux collectivités de ne pas utiliser de biocides, beaucoup d’agriculteurs ont épandu des tonnes d’herbicides qui font jaunir et rougir les champs.


Fin mars s’est déroulée la semaine nationale et internationale des alternatives aux pesticides. Paradoxalement c’est à la même période que nous avons constaté la recrudescence de champs traités au glyphosate, herbicide reconnu cancérogène et pourtant autorisé par la commission européenne. Alors qu’il est demandé aux jardiniers et aux collectivités de ne pas utiliser de biocides, beaucoup d’agriculteurs ont épandu des tonnes d’herbicides qui font jaunir et rougir les champs. Ce produit est
interdit pour les collectivités et pour les jardiniers amateurs mais pas en agriculture où pendant encore 7 ans, il pourra curieusement être utilisé en toute impunité par le monde agricole. Au-delà de cette autorisation nous constatons l’absence de respect par une certaine catégorie d’utilisateurs de certaines règles concernant son usage. Si la plupart des agriculteurs respectent les bandes enherbées de 5 mètres à distance des cours d’eau et ne procèdent pas à des labours interdits après épandage, un
certain nombre d’entre eux ne respecte pas la règlementation et pollue en toute impunité nos cours d’eau. Nous trouvons étonnant, alors que l’objectif de ces couverts végétaux hivernaux est bien d’apporter sous forme d’engrais vert un engrais organique non négligeable pour de futures cultures de céréales, notamment pour le maïs, qu’ils soient détruits chimiquement pour finalement être retournés et enfouis profondément. Ce sont des quantités non négligeables de substances toxiques qui par lessivage pourront rejoindre la nappe phréatique et polluer nos ressources en eau potable ainsi que nos écosystèmes.

La SEPANSO a donc décidé de réagir face à cette situation et d’alerter les pouvoirs publics. Nous avons porté plainte auprès des services de l’ONEMA et auprès de Monsieur le procureur de la République pour qu’il se saisisse de ce dossier. Nous demandons également aux services de la chambre d’agriculture de sensibiliser leurs adhérents à minima au bon usage de ces substances toxiques et de leur proposer des techniques alternatives éprouvées.



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